💧 Urgence climatique, pollutions... pourquoi faut-il repenser la valeur de l’eau ?

💧 Urgence climatique, pollutions... pourquoi faut-il repenser la valeur de l’eau ?

Lundi, Novembre 3, 2025

La France vit encore sur l’illusion d’une eau abondante, bon marché et toujours disponible. Retour sur la matinée-débat organisée par la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E).

 La France vit encore sur l’illusion d’une eau abondante, bon marché et toujours disponible. Mais les sécheresses de 2022 ont déjà révélé ses fragilités. Et les projections de hausse de température à 2050 invite à s'interroger sur sa valeur pour anticiper le financement des investissements indispensables à sa préservation.Retour sur la matinée-débat organisée sur le sujet par la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E).

Et, dans ce premier post, sur la table ronde n°1 consacrée au diagnostic.Catherine Belrhiti, sénatrice de Moselle et rapporteure du rapport "Éviter la panne sèche", a rappelé que « dès 2016, un premier rapport avait déclaré l’urgence ». Depuis, la situation s’est aggravée : conflits d’usages, nappes sous pression, réseaux vieillissants.

Thierry Burlot, Président du Cercle Français de l’Eau, a partagé deux signaux d’alerte qui illustrent la bascule : « Pour la première fois, le coût annuel des catastrophes naturelles liées à l’eau a dépassé le budget total des agences de l’eau (plus de trois milliards d’euros contre 2,5 milliards). Autre bascule, les investissements sur le grand cycle de l’eau (fleuves, milieux naturels) dépassent désormais ceux du petit cycle (eau potable, assainissement) ».stanislas Pouradier Duteil, président de la Commission scientifique et technique de la FP2E, a rappelé que « L’eau a un prix, mais pas de valeur perçue. »

La véritable urgence est de reconnaître la valeur patrimoniale du service public de l’eau à entretenir, condition essentielle de la cohésion nationale. Le défi, selon lui, est autant culturel qu’organisationnel : « Le problème n’est pas technique — nous savons réparer, surveiller, traiter. Le défi est collectif : redonner à l’eau toute sa valeur. »

Alexis Guilpart, responsable Eau à France Nature Environnement, a mis en lumière le lien direct entre quantité et qualité : « Une eau rare est une eau plus polluée. Et une eau polluée coûte plus cher à traiter. » Il a alerté sur les pollutions invisibles (PFAS, microplastiques, nitrates) et défendu la prévention à la source.

Hélène ARAMBOUROU, du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, a expliqué que la sobriété hydrique est aussi la clé de la préservation de la ressource. Elle doit s’inscrire dans une sobriété énergétique globale, intégrant industrie, services et ménages.


Côté agricole, Il faudra adapter les cultures. Les intervenants alertent sur le mur d'investissements et le risque d'une fracture hydrique territoriale.

Ils défendent une idée simple : payer l’eau à sa juste valeur, pour garantir un service public durable.

A l'occasion de cette matinée Estelle GRELIER, Présidente de la FP2E, a présenté les 10 engagements de la fédération au service des territoires 👉 https://lnkd.in/eCgVnweD

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A bientôt pour un prochain retour sur événement 🌍 Accélérons les transitions ✅ www.zanetta.fr 🎤 Journaliste & modérateur d’événements
Energie| climat | inclusion | numérique | transition & mutation des territoires

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